Formation canine obligatoire abandonnée

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Changement légal. Dès Le 1er janvier 2017, la formation obligatoire canine deviendra facultative. Mais elle reste utile.

Les vétérinaires rappellent les vertus des cours canins

La SNV prend position dans une «mise au point» qu'elle nous a transmise. Les vétérinaires ont décidé de lancer une campagne d'affichage à l'échelle du canton, dans leurs cabinets et dans les espaces publics, au début de l'année prochaine. L'objectif: inciter les propriétaires de chien neuchâtelois à continuer de suivre les quatre heures de sensibilisation théoriques (avant l'acquisition de l'animal) puis les quatre heures de cours pratiques, en dépit du fait que la formation devienne facultative. Ces huit heures sont facturées environ 180 francs au total.

Comme certains éducateurs, la SNV dispense des cours théoriques (le prochain a lieu demain soir de 18h à 22h au Zap Théâtre, à La Chaux-de-Fonds). «Au total, quelque 150 nouveaux propriétaires de chien assistent aux séances que nous mettons sur pied chaque année», estime Natacha Bourquin, vice-présidente de la SNV. «La majorité de ceux qui avouent venir par pure obligation disent aussi, en sortant, avoir appris quelque chose d'utile.» Rappelons que jusqu'ici, les anciens propriétaires de chien n'étaient tenus de suivre que le volet pratique de la formation avec leur nouveau compagnon à quatre pattes.

Formation canine obligatoire abandonnée en 2017
Éducation canine, la fin des cours obligatoires

Les vétérinaires veulent agir

La fréquentation des cours va donc baisser. Mais les vétérinaires veulent agir, pour limiter les dégâts. Dans leur prise de position, on peut lire que la théorie permet aux futurs propriétaires «de prendre conscience des enjeux, des responsabilités et des obligations, voire des contraintes, liées à l'acquisition d'un chien, de les informer sur la façon de le traiter correctement, en tenant compte de son bien-être et de ses besoins».

Natacha Bourquin ajoute: «On ne veut pas dégoûter les gens de prendre un chien, au contraire. Il s'agit de leur permettre de choisir une race qui corresponde au temps et à l'espace qu'ils pourront lui consacrer.»
Quant aux cours pratiques, ils sont particulièrement efficaces sur les chiots âgés jusqu'à 12 à 16 semaines, selon la race.

«Ce qu'ils apprennent jusqu'à cet âge est acquis. Plus tard, l'éducation devra être répétée régulièrement, sinon le chien risque de retomber dans ses travers. Le but de ces cours, .ce n'est pas que le chien obéisse au doigt et à l'oeil, mais qu'il acquiert de bonnes bases pour l'apprentissage.»

Et dresser une liste de chiens dangereux comme dans certains cantons, pour faire face au vide légal qui arrive? «Ce serait une aberration, selon moi. D'abord, ce serait céder au délit de sale gueule pour des chiens qui peuvent être sympas. Et c'est aussi laisser croire que les races qui ne sont pas sur la liste n'ont aucun potentiel de nuisance, ce qui est faux. Il arrive qu'on doive mettre une muselière à un labrador, par exemple», assure Natacha Bourquin.

Source : journal l'Impartial

par Vincent COSTET